Kraums Notho est un duo d'expérimentateurs sonores et visuels créé en 2012 par Thomas Déjeammes (poète/photographe) et Krunoslav Pticar (vidéaste/guitariste).
Le 26 Mai, nous clôturerons la première saison des soirées PRAXIS,
implantées à La Manufacture Atlantique depuis Septembre dernier. Les
PRAXIS ont proposé un espace-temps de 3 jours, 6 fois dans l’année, pour
la recherche et par la recherche, à Bordeaux. Dans une alternative à
l’efficience et à la prudence, plusieurs artistes sont donc venus
chercher, dépoussiérer, creuser, dépouiller, affirmer, renouveler leurs
pratiques, pour présenter des percées, des trouées, des tentatives à un
moment donné. Ces artistes ont offert une bribe, un éclat, un instant de
leur pensée – traduite en acte. Des pensées en marche, donc.
En attendant la reprise des PRAXIS dès janvier 2017, cette dernière
édition (PRAXIS #6!) sera portée par des essais de et avec Bryan
Campbell, Kraums Notho (Edwin Buger, Thomas Dejeammes, Krunoslav
Ptitcar), Raphaëlle Camus & Charlotte Cattiaux, Marion Girard, Sonia
Garcia, Séverine Lefèvre, Charles Pietri + un concert de Psch-pschit +
présence de Books on the Move, librairie nomade !
Un extrait de notre performo(t)sonance "Je n'irai pas mourrir au cap-ferret... Quoique" a été repris par Dj Lapkat dans son émission "la Danza poetica : fire and ice" sur radio Groovalizacion
La Danza Poetica vous fera danser sur de la poésie ! Un mix lyrique
de rythmes du mondes, de mélodies, de poésie et d’histoires présenté par
le DJ "chill littéraire" Lapkat, basé en Australie. Lisa Greenaway est
un des piliers du monde du spoken word depuis deux décades à travers ses
activités de performer, de rédactrice et de femme de radio : depuis son
émission précurseuse SubText sur la radio de Melbourne TripleRFM dans
les années 90 jusqu’à son travail pour ABC et Triple J, le journal
international de spoken word Going Down Swinging…. En s’appuyant sur sa
grande collection de textes de hip hop et de spoken word du monde entier
elle a commencé à se produire sous le nom de Lapkat en 2009 grâce aux
encouragements de DJ555 d’UberLingua. Elle a depuis développé sa
personnalité artistique dans les festivals, salles de concerts et
soirées slam d’Australie et d’Europe. La Danza Poética est son podcast
mensuel qui regroupe de la poésie, du Hip Hop, des musiques
traditionnelles et des beats du monde entier.
Un semblant d'électronique bossanova sur un presque canapé lounge mité où le bad trip n'est pas loin.
Ce
morceau est écoutable chez soi, de Bordeaux à l'international, mais est
plus spécifiquement à télécharger et à mettre sur la route D106 entre
Bordeaux et le Cap-Ferret au couché de soleil.
Avec Krunoslav Pticar/Edwin Buger/Thomas Déjeammes
Extrait d'une improvisation dans les locaux/studios/chez la grand-mère
de Kraums Notho.
Avec Krunoslav Pticar ( guitare/pédales/ordinateur)
Edwin Buger ( synthétiseurs/moog) et Thomas Déjeammes
(voix/bruits/différents objets trouvés).
Captation du moment par Marc Vappereau
... plein de trous, plein de lumière, plein d'absences, de survivances, sans prévision ni permanence d'intentions...
Improvisation de Thomas Déjeammes (voix/ enregistrements/objets divers) et Krunoslav Pticar (guitare/pédales à effet) avec un système sonore multivoie à 6 enceintes.
une photographie est une fulgurance de pensées, passées et à
venir. Comment l’apercevoir ? C’est du son de moments précédents qui
explose, qui frémit, qui susurre, l’image présente.
Quels présents pour la photographie ?
La photographie est en plein dans le trouble contradictoire de la
représentation du présent. Une représentation insaisissable, fuyante,
toujours en déséquilibre ou sur le fil.
Alors qu’elle serait capable de capturer l’instant présent, la photographie n’en devient pas moins rapidement un « ça a été ».
« Présents, ce mouvant perpétuel » est une vidéo issue d’un montage en boucle de trois photographies, prises à quelques secondes d’intervalle.
Cet assemblage, cette mise en mouvement d’une presque même
photographie, permet d’infimes variations et la création de modulations
d’être qui font corps à chaque seconde.
Entre figurations et matières grouillantes, la présence du portrait
semble se mouvoir, s’enfoncer, se métamorphoser et retrouve son état
premier tout en étant différent.
Le mouvement des transformations joue sur un temps quasiment
imperceptible, à contretemps de l’immédiateté et de la rapidité actuelle
qui dictent nos modes de vie.
La lenteur de l’évolution des fondus entre chaque photographie permet
d’une part de tromper le spectateur qui d’un regard furtif ne verra
qu’une simple photographie, une image arrêtée, et d’ autre part de
traiter des transformations invisibles qui font corps en nous sans que
nous nous en rendions compte
Cette vidéo questionne ainsi le rapport de captation du visible, entre image mouvement et image fixe.
Cette vidéo a été montré dans le cadre de l'exposition collective "Présents" organisée par Christine Peyrissac à la galerie Rez de chaussée (Bordeaux, http://rezdechaussee.org/ )
Cette pièce sonore a été composée à l'occasion de l'exposition
collective Présents, organisée par Christine Peyrissac à la galerie Rez
de chaussée (Bordeaux) en Octobre 2014.
Elle a été diffusée dans le lieu par à un système de spatialisation.
Le texte qui commence par "j'ouvre la porte" a été écrit par Christine Peyrissac.
Cette vidéo est une forme de dérive expérimentale entre photographies,
texte dit, guitare et boucles sonores. Kraums Notho (Thomas Déjeammes et
Krunoslav Pticar), accompagné d’Edwin Buger, questionne la banalité de
nos actes et pensées pour plonger dans l’étrangeté de l’inconscient
collectif qui fait notre quotidienneté. Un léger décalage s’opère par
les photographies en noir et blanc, la syntaxe qui s’enraille, les boucles sonores répétitives et la guitare lancinante qui
modulent l’espace. Notre connaissance est mise à distance et
l’apparente évidence de nos représentations vacille dans le trouble du
réel.
Tous les sons issus de cette improvisation proviennent
de la captation que fait Thomas Déjeammes avec un micro et sont
transformés sur le moment-même par Krunoslav Pticar à l'aide de pédales
et d'un système sonore de 6 enceintes.
Engramme : n.m.-1907. Du
grec en « dans » et gramma « trait, caractère, écriture ».Trace
organique laissée dans le cerveau par un événement du passé individuel
et qui serait le support matériel du souvenir.
Presque rien.
Quelques grammes de pensées. Un souvenir. Un amas de souvenirs débris,
de souvenirs présents, faisant trace et modelant la matière physique du
cerveau. EN( )GRAMME. Des bouts d'essais s'entassant. De l'oubli, du
mouvement, du retour, de la survivance, du symptôme, de l'inconscient.
La
plupart des textes de cette pièce sonore existent déjà dans d'autres
morceaux de Kraums Notho et sont modelés ici comme souvenirs qui
travailleraient incessamment le corps.
Liaisons est une performo(t)sonance de 45 minutes réalisée lors de la résidence à Eclats (http://www.eclats.net/) entre Septembre 2013 et Mars 2014.
A
la croisée de la poésie contemporaine, du rock alternatif, de la
musique électronique et de la projection vidéo cette œuvre ouverte
explore la relation souffle/son/sens dans un dispositf sonore hexagonal
conçu spécifiquement pour l'occasion.
A
la croisée de la poésie contemporaine, du rock alternatif, de la
musique électronique et de la projection vidéo cette oeuvre ouverte
explore la relation
souffle/son/sens dans un dispositf sonore hexagonal
conçu spécifiquement pour l'occasion.
Nous vous attendons le 13 et 14 Mars 2014 à 20h à Eclats (18 rue Vergnaud à Bordeaux) pour la sortie de résidence.
Extraits d'une l'improvisation, dans le cadre de l'expo "ratures" du collectif On à la librairie N'a qu'1 oeil (Bordeaux) pour la soirée "mangez vos maîtres"
le collectif On c'est : Frédérique Soumagne,Judit Kurtag, Emmanuel Aragon et Thomas Déjeammes
Le projet 125/60 est une vidéo collective issue du livre éponyme publié aux éditions [o],
Le point de départ est le rendu énigmatique et flou de la photographie prise avec un Holga 120 S.
L'intérêt
de cet appareil réside à la fois dans la rigidité de ses capacités (
ouverture fixe, f.11, vitesse, 1/100s.) et par l’irrégularité de ses
résultats (flou, mauvaise exposition, couleurs faussées…).
La
visée par l’œil n’est plus fiable, la prise de vue se fait souvent à
bout de bras par placement approximatif et volontaire du corps. La main
est l’œil.
S'ensuit une mise en abyme poétique partant de la représentation d'une image floue, ouverte, tremblante, corporelle et sensorielle où les présupposés défauts remettent en question l'image nette et la perception lisse que notre regard contemporain accepte trop facilement.
Images : Bénédicte Salzes / Texte : Thomas Déjeammes / Montage : Krunoslav Pticar / musique : Etienne Rolin et Rafael Bernabéu